La nouvelle Rooney Rule : une insulte ou une bonne idée?

En 2003, la NFL a instauré la Rooney Rule afin de s’assurer que les entraîneurs issus de minorités visibles soient considérés pour des postes de haut niveau. Toutefois, 17 ans plus tard, le manque de diversité ethnique dans les groupes d’entraîneurs est encore palpable. Seulement 4 des 32 postes d’entraîneurs-chefs sont comblés par des gens issus de minorités visibles, soit 12,5 % des postes. C’est encore pire chez les directeurs généraux, où Chris Grier des Dolphins, et Andrew Berry des Browns sont seuls.

La NFL cherche donc à combler les lacunes de la Rooney Rule. Le 19 mars dernier, lors de la réunion annuelle des propriétaires, elle a proposé plusieurs changements :

  • Les organisations seront obligées de conduire un entretient d’embauche avec au moins deux candidats externes étants des minorités visibles pour un poste vacant d’entraîneur chef.
  • Elles devront également conduire un minimum d’un entretient avec un candidat externe étant une minorité visible pour les postes de coordonateurs, de directeur général et d’opérations football.
  • Une équipe qui engage une « minorité » comme entraîneur-chef verra son choix de 3e ronde grimper de six échelons pour le repêchage précédent la deuxième saison de l’entraîneur. Dans le même scénario mais pour un directeur général, l’équipe verra son choix grimper de dix échelons.

Alors que les deux premiers points ont été approuvés, le troisième a suscité la controverse. En effet, des personalités telles que Marvin Lewis et Tony Dungy l’ont publiquement critiqué. Lewis dit qu’il trouvait cela « insultant », alors que Dungy a dit de « n’avoir jamais été en faveur de récompenser les gens pour avoir fait la bonne chose ».

Malgré les nombreuses critiques, certains supportent l’idée d’encourager et de récompenser les équipes qui embauchent des minorités visible. Notamment, l’entraîneur chef des Steelers de Pittsburgh, Mike Tomlin. Lors d’une entrevue avec John Calipari sur la série Facebook Coffee with Cal, Tomlin a révélé :

Nous avons toujours pris l’approche punitive si on n’interrogeait pas des candidats issus de minorités ou autres trucs du genre », a déclaré l’entraîneur des Steelers. « J’aime juste l’approche différente, considérant que c’est un 180 degrés, d’inciter ceux qui développent le talent et ceux qui embauchent le talent.

Mike Tomlin, entraîneur-chef des Steelers de Pittsburgh

À noter que Tomlin n’a pas explicitement appuyé la proposition de grimper au repêchage en guise de récompense.

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Adam Bell
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