Les Texans préparent leur vente de feu

Avec la date limite des échanges du 3 novembre qui arrive à grands pas dans la NFL et une fiche de 1-5, tous les coups sont permis chez les Texans de Houston pour reconstruire une équipe qui à une époque était crainte d’un océan à l’autre.

Et quand je dis « tous les coups sont permis », tout est permis, même échanger de grosses vedettes comme J.J. Watt.

C’est ce qu’a avancé Jason LaCanfora du réseau CBS.

Échanger J.J. Watt ou pas

Voici la grosse question qu’on se pose. À seulement 7,6 millions $ sous le plafond salarial, les Texans doivent laisser aller du lourd. Et avec un cap hit de 15,5 millions $, J.J. Watt est le plus gros chèque. Oui, sur le marché des échanges, il vaut beaucoup en matière de joueurs et encore plus en choix au repêchage. En fait, c’est la seule chance des Texans d’aller chercher un choix de première ronde, ce qu’ils n’ont pas eu depuis qu’ils ont sélectionné Deshaun Watson en 2017.

Malgré tout, je partage l’opinion de Jason LaCanfora : Watt n’ira nulle part. Il a inscrit son nom dans l’ADN des Texans, tout comme Deshaun Watson. Il y a bien d’autres joueurs sur un siège éjectable.

Les adieux potentiels

Il y a d’autres gros noms qui pourraient partir. Watt n’est pas le seul à gagner une fortune dans cette équipe. Laremy Tunsil, par exemple, gagne 14,1 millions $ par saison présentement et Withney Mercilus touche 12 millions $ par année. Les deux imposants joueurs valent leur pesant d’or sur le marché des échanges, que ce soit en choix ou en joueurs.

Un nom important que je verrais partir est Will Fuller. Le receveur a une solide réputation pour couvrir les zones profondes et est très sous-estimé. En l’échangeant, les Texans couperaient 10 millions $ dans leur masse salariale et pourraient faire face aux nombreux problèmes sur le terrain. En matière de choix au repêchage, cependant, c’est un choix de deuxième ronde au mieux.

En fait, selon plusieurs rumeurs, Fuller et tous les receveurs des Texans seraient en vente présentement.

Les besoins urgents

Peu importe le choix de la direction, le retour sur échange doit être intelligent, car les besoins sont nombreux et urgents. L’attaque des Texans est unidirectionnelle. Par la passe, elle est la troisième meilleure de la ligue; au sol, elle est la troisième pire… C’est un signe qu’il faut une meilleure ligne offensive pour permettre à David et Duke Johnson de passer.

En défensive, tout va mal. Avec plus de 30 points accordés par match, disons que n’importe quoi aiderait. La défensive n’a provoqué que quatre revirements en six matchs. Il faut que ça bouge.  

Mais surtout, il faut tourner la page sur l’ère O’Brien. Il faut récupérer des choix de première ronde dans les prochaines années pour reconstruire sur de nouvelles bases.

Image par défaut
Frédéric Lamontagne
Publications: 41