Le partage des revenus pour sauver la LCF?

On en parle depuis plusieurs semaines, la Ligue canadienne de football travaille fort actuellement pour sauver pas seulement la saison 2021, mais aussi la Ligue au complet.

Eh bien, l’association des joueurs a finalement décidé de joindre ses forces à celles de la Ligue dans cet effort de sauvetage et de proposer une solution : le partage des revenus.

« La LCF est plus forte unie »

Sur les ondes de la radio de Sportsnet à Vancouver, le directeur exécutif de l’Association Brian Ramsay a déclaré que la stabilité financière est « l’un des plus grands et plus urgents problèmes » de la Ligue présentement. Pour intégrer plus de prévisibilités, Ramsay propose que les équipes se partagent les quelque 210 millions $ de revenus de la Ligue, au lieu de fonctionner en silo comme c’est le cas présentement.

Avec ce modèle, les marchés déficitaires comme Vancouver, Toronto et Montréal profiteraient des marchés lucratifs comme la Saskatchewan, Winnipeg et Hamilton. Selon Ramsay, cette stabilité leur permettrait d’investir davantage dans le produit, soit les joueurs, et le marketing. Les marchés en difficulté auraient donc une meilleure chance d’augmenter leur revenu ce qui bénéficierait à toute la Ligue.

Évidemment, cette idée n’est pas la plus populaire. En fait, six des neuf équipes de la Ligue s’y opposeraient. Une autre faiblesse de l’idée est que partager les revenus dans la LCF signifie plutôt partager le déficit. Selon le commissaire de la Ligue Randy Ambroise, la ligue a perdu de 10 à 20 millions à chacune des plus récentes saisons. Les équipes déficitaires perdent tellement d’argent qu’elles tirent toute la Ligue vers le bas et le partage des revenus la coulerait, tout simplement.

Partage de revenu… avec les joueurs aussi

Brian Ramsay a bien sûr profité de la tribune pour ramener sur le tapis le partage des revenus entre les joueurs et leur formation. En 2018, alors que le plafond salarial était de 5,2 millions $, le webmagazine 3DownsNation évaluait à 22,6 % la part des joueurs des revenus. C’est bien en dessous des autres ligues professionnelles où la moyenne varie entre 48 % et 51 %.

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Frédéric Lamontagne

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