NFL : l’état des forces des entraîneurs-chefs

Le succès d’un entraîneur chef ne dépend pas entièrement de ses propres habiletés. En effet, son groupe de joueurs, la compétition, le support organisationnel et la malchance sont des facteurs importants qui peuvent venir dérailler la carrière d’un entraîneur. Mais au final, les performances d’une équipe repose sur ses épaules. Ainsi, les victoires, le succès en éliminatoires, la longévité, l’adaptation au football moderne et l’attribution du succès ont tous été des éléments considérés dans l’analyse. Évidemment certains ne seront pas d’accord avec ce classement, mais on ne peut pas plaire à tout le monde. Donc sans plus tarder, voici les entraîneurs chefs de la NFL classés du pire au meilleur.

* À noter que les entraîneurs chefs par intérim ne figurent pas dans le classement.

Ne devrait pas être entraîneur chef

29 – Adam Gase (Jets)

Fiche en carrière: 31-47 (0.397)

Éliminatoires: 0-1

Dois-je vraiment expliquer pourquoi Adam Gase est le pire entraîneur chef de la NFL? Visiblement il n’est pas le ‘quarterback guru‘ qu’on croyait qu’il était. En effet, Sam Darnold ne s’est jamais amélioré sous sa direction et Ryan Tannehill a commencé à une fois qu’il a quitté Miami. Bref, Gase aurait dû devenir le cinquième entraîneur chef depuis le fusionnement de l’AFL et la NFL à mener son équipe à une saison sans victoire, si ce n’était pas d’une victoire surprenante face aux Rams.

28 – Anthony Lynn (Chargers)

Fiche en carrière: 31-32 (0.492)

Éliminatoires: 1-1

Bien qu’il paraissait compétent sur Hard Knocks, les jours sont comptés pour Anthony Lynn à Los Angeles. Sa gestion du temps et ses nombreuses décisions douteuses ont coûté cher aux Chargers au cours des deux dernières années. Il demeure un homme charismatique (contrairement à Adam Gase) et il semble avoir une bonne relation avec ses joueurs, donc il ne devrait pas avoir de problème à se trouver un nouvel emploi en tant qu’entraîneur de position.

27 – Mike McCarthy (Cowboys)

Fiche en carrière: 130-86-2 (0.601)

Éliminatoires: 10-8

Probablement l’embauche la plus surprenante de la dernière saison morte, Mike McCarthy n’a rien fait pour taire ses détracteurs. Il a commencé son mandat en nommant le dinosaure Mike Nolan comme coordonnateur défensif, ce qui est, jusqu’à présent, un échec lamentable. Ensuite, une fois que Dak Prescott est tombé au combat, quelques joueurs ont critiqué le personnel d’entraîneurs en disant qu’ils « ne sont pas bons à leur travail » et qu’ils « manquent complètement de préparation. » Un peu à la Anthony Lynn, sa gestion du temps est également l’un de ses gros points faibles. Il vrai que McCarthy a une victoire au Super Bowl sur son résumé, mais le crédit devrait aller à Aaron Rodgers et non au natif de Pittsburgh. Heureusement pour lui, Jerry Jones est très patient avec ses entraîneurs chefs, donc il devrait être de retour en 2021.

26 – Doug Marrone (Jaguars)

Fiche en carrière: 38-58 (0.396)

Éliminatoires: 2-1

Doug Marrone a connu un bon début de mandat à Jacksonville en menant les Jaguars au championnat de l’AFC, où ils se sont inclinés aux mains des Patriots. Toutefois, à partir de ce moment là, la carrière de Marrone est en pente descendante. Il est vrai que son effectif s’est détérioré d’année en année, mais n’entraîneur chef de calibre ne présente pas une fiche de 1-12 avec trois matchs à faire. À moins d’une intervention divine, Marrone devra se trouver un emploi ailleurs en 2021.

Probablement Mauvais

25 – Kliff Kingsbury (Cardinals)

Fiche en carrière: 13-16-1 (0.450)

Éliminatoires: 0-0

Plusieurs seront surpris de voir le nom de Kliff Kingsbury aussi bas dans la liste, mais les récents succès des Cardinals semblent être le fruit du travail du DG Steve Keim, et non celui de l’entraîneur chef. En effet, Kingsbury semble être trop conservateur quand la situation demande de l’agressivité et trop gourmand quand l’attaque n’a que besoin de maintenir la possession du ballon. De plus, son utilisation des temps arrêts laisse à désirer. Bref, si l’Arizona se qualifie en éliminatoires, Kingsbury pourra remercier Kyler Murray.

24 – Zac Taylor (Bengals)

Fiche en carrière: 5-24-1 (0.183)

Éliminatoires: 0-0

Il est trop tôt pour porter un réellement jugement sur Zac Taylor puisqu’il travaille avec l’un des pires alignements depuis son arrivé à Cincinnati. Son équipe est compétitive match après match, mais à un certain point, cela doit se traduire en victoires. Donc sa fiche n’est pas glorieuse pour l’instant, mais on va apprendre beaucoup sur les compétences de Taylor en 2021 lorsque Joe Burrow sera de retour en santé.

23 – Bruce Arians (Buccaneers)

Fiche en carrière: 65-44-1 (0.595)

Éliminatoires: 1-2

Bruce Arians a connu de bonnes années en tant qu’entraîneur chef, notamment en 2012 avec Andrew Luck (intérim) et en 2015 avec Carson Palmer. Désormais à Tampa Bay et, encore une fois, accompagné d’un quart-arrière élite, les attentes étaient élevées pour l’attaque des Buccaneers. Toutefois, l’offensive est présentement classée en milieu de peloton et sa relation avec Brady semble tendue. En effet, l’ex-Patriot est frustré qu’Arians refuse d’ajuster le système offensif et avec raison. Ce n’est pas comme si Arians accumule les bagues du Super Bowl, en fait il présente une fiche de 1-2 en éliminatoires. Au final, sa fermeture d’esprit lui coûtera possiblement son emploi.

22 – Matt Nagy (Bears)

Fiche en carrière: 27-19 (0.587)

Éliminatoires: 0-1

Ayant appris sous Andy Reid à Kansas City, Matt Nagy est supposément un génie offensif. Le directeur général Ryan Pace a donc investi énormément d’argent de l’autre côté du ballon afin de complémenter la force de Nagy. Toutefois, même en 2018 lorsqu’il a gagné la division Nord de la NFC, l’offensive des Bears n’était que 21e en verges à l’attaque. À sa défense, il n’a jamais été équipé avec un quart-arrière de qualité. Toutefois, ceci n’explique pas le jeu au sol anémique. Bref, quand un entraîneur a des joueurs de la trempe de Khalil Mack, Eddie Jackson, Kyle Fuller et Allen Robinson, il doit gagner des matchs en éliminatoires.

21 – Vic Fangio (Broncos)

Fiche en carrière: 12-18 (0.400)

Éliminatoires: 0-0

Une défense menée par Vic Fangio va toujours livrer la marchandise. Honnêtement, il fait un bon travaille de ce côté là du ballon. Toutefois, offensivement c’est pénible. Malgré la panoplie d’armes à sa disposition, l’attaque des Broncos figure parmi les pires du circuit. Je comprends que ce n’est pas son expertise, mais une des responsabilités d’un entraîneur chef est de bien s’entourer. Donc si l’attaque ne performe pas, il est également coupable. À ce stage-ci, il n’est pas encore clair si Vic Fangio est plus efficace en tant qu’entraîneur chef ou en tant que coordonnateur défensif.

Pourrait grimper les échelons

20 – Matt Rhule (Panthers)

Fiche en carrière: 4-10 (0.286)

Éliminatoires: 0-0

Alors que sa fiche est loin d’être impressionnante, Matt Rhule semble déjà avoir eu un impacte positif sur l’organisation des Panthers. En effet, sur papier, il dispose probablement d’un des cinq effectifs les plus faibles de la ligue, particulièrement sans les services de Christian McCaffrey. Toutefois, l’équipe joue avec du coeur. N’ayant perdu que deux matchs par plus d’une possession, elle demeure compétitive même contre des adversaires de la trempe des Chiefs de Kansas City et des Saints de la Nouvelle-Orléans. Bref, Rhule bâtit présentement une culture de gagnant en Caroline.

19 – Jon Gruden (Raiders)

Fiche en carrière: 113-109 (0.509)

Éliminatoires: 5-4

Lorsque Jon Gruden a annoncé qu’il retournait dans la NFL dix ans après l’avoir quitté, plusieurs se demandaient s’il allait être capable de s’ajuster au football moderne. Visiblement, la réponse est oui! Il a revigoré la carrière de Derek Carr, l’attaque semble rouler à plein régime et l’équipe s’améliore d’année en année. Donc, jusqu’à présent le natif de l’Ohio fait du bon boulot à Oakland/Las Vegas. Toutefois, on n’offre pas un contrat de 100 M$ sur 10 ans pour seulement afficher de belles statistiques. Pour que le mandat de Gruden soit considéré un succès, il devra gagner un Super Bowl.

18 – Joe Judge (Giants)

Fiche en carrière: 5-9 (0.357)

Éliminatoires: 0-0

En parlant de changement de culture, Joe Judge fait un travail phénoménal à New York. Il pourrait mener les Giants à un premier titre de division depuis 2011 à sa première saison à la barre de l’équipe. Un peu comme Rhule en Caroline, Joe Judge a perdu les services de son porteur de ballon étoile dans une équipe où le talent se faisait déjà rare. Donc, ayant clairement le support de ses joueurs, de l’administration des Giants et des partisans, Judge est à New York pour y rester.

17 – Doug Pederson (Eagles)

Fiche en carrière: 42-35-1 (0.545)

Éliminatoires: 4-2

2020 fût une année difficile pour plusieurs, mais particulièrement pour Doug Pederson. Les Eagles présentent une fiche de 4-8-1, Carson Wentz joue le pire football de sa vie et les partisans commencent à se demander si Frank Reich était le réel architecte de leur conquête du Super Bowl LII. Toutefois, si on regarde l’ensemble de son travail à Philadelphie, il est difficile de dire que Pederson est un mauvais entraîneur chef. Il a mené les Eagles à trois participations en éliminatoires consécutives et la séquence pourrait se poursuivre si l’équipe termine la saison en force. Peu importe la frustration qui règne à Philadelphie, Doug Pederson est un excellent stratège qui traverse un période difficile, ce serait donc une décision hâtive de le limoger au terme de la saison.

Indéniablement bon

16 – Kevin Stefanski (Browns)

Fiche en carrière: 10-4 (0.714)

Éliminatoires: 0-0

Même si sa première saison à la barre de l’équipe n’est pas terminée, Kevin Stefanski est déjà une légende à Cleveland. À ce stage-ci de la saison, une participation en éliminatoires ne semble être qu’une formalité et s’il gagne un match de plus, les Browns franchiront la marque symbolique des dix victoires pour la première fois depuis leur retour dans la NFL en 1999. L’organisation semble avoir trouvé une réelle identité sous les directives de Stefanski et les Browns feront assurément du bruit dans le Nord de l’AFC pour les années à venir.

15 – Ron Rivera (Washington)

Fiche en carrière: 82-71-1 (0.536)

Éliminatoires: 3-4

Limogé après 9 saisons à la barre des Panthers, ca n’a pas pris de temps à Ron Rivera pour se trouver un nouvel emploi, cette fois-ci à Washington. Il a toutefois été présenté avec une multitude d’obstacles: la pandémie de la COVID-19, le changement du nom de l’équipe, les allégations d’inconduites sexuelles de l’administration et surtout son diagnostique du cancer. Malgré tout, Washington occupe présentement le premier rang dans la division et il façonne l’équipe à son image, c’est-à-dire une équipe qui frappe fort, qui n’abandonne jamais et qui est prêt à aller à la guerre à chaque dimanche.

14 – Mike Zimmer (Vikings)

Fiche en carrière: 63-46-1 (0.577)

Éliminatoires: 2-3

À l’exception de sa première saison (7-9) au Minnesota, Mike Zimmer n’a jamais terminé sous la barre des 0.500 et il a mené les Vikings à une participation en éliminatoires à trois reprises. Quant aux saisons qui se sont terminées au terme de la 17e semaine, elles ont tous été impactées par un événement dramatique: (2014) Adrian Peterson a été suspendu pour la quasi-totalité de la saison; (2016) Teddy Bridgewater est tombé au combat en raison d’une horrible blessure au genou; (2018) l’entraîneur de la ligne offensive, Tony Sparano, a rendu l’âme à la mi-saison. Évidemment, ceci n’explique pas ses performances en éliminatoires, mais si ce n’était pas d’un botté de placement de 27 verges complètement raté en 2015, le discours serait probablement différent.

Pourrait faire partie de l’élite

13 – Frank Reich (Colts)

Fiche en carrière: 27-19 (0.587)

Éliminatoires: 1-1

Comme mentionné plus tôt, le départ de Frank Reich se fait ressentir à Philadelphie, mais les Colts ne se plaigneront pas. Maintenant à sa troisième saison à la barre de l’équipe, les Colts pourraient remporter leur premier titre de division depuis 2014, et ce, sans la présence d’un quart-arrière élite derrière le centre. Même si Reich se spécialise du côté offensif, c’est l’autre côté du ballon qui fait tourner des têtes. En effet, c’est la meilleur défense à Indianapolis depuis l’Ère Tony Dungy. Quant à l’attaque et les unités spéciales, elles jouent du football inspiré. Donc clairement, Reich elle l’homme de la situation à Indy.

12 – Matt Lafleur (Packers)

Fiche en carrière: 24-6 (0.800)

Éliminatoires: 1-1

Avec Aaron Rodgers derrière le centre, Matt LaFleur n’aurait pas pu tomber sur un meilleur endroit pour commencer sa carrière d’entraîneur chef. À sa première année à la barre de l’équipe, les Packers ont présenté une fiche de 13-3, en plus d’une participation en finale de conférence. Plusieurs amateurs pensaient qu’il a été chanceux et qu’il n’allait répéter ses exploits en 2020, mais après 14 semaines, Green Bay occupe le premier rang de la conférence et devrait encore une fois terminer la saison régulière avec 13 victoires. Il est vrai qu’il dispose d’un futur membre du Temple de la Renommée au poste de quart-arrière, mais visiblement LaFleur a eu un énorme impacte sur l’organisation des Packers. Maintenant, il doit prouver que ce n’est pas un feu de paille.

11 – Brian Flores (Dolphins)

Fiche en carrière: 14-16 (0.467)

Éliminatoires: 0-0

Après une longue absence, l’optimisme semble être de retour dans le sud de la Floride. Sur papier, l’effectif des Dolphins n’est rien de spectaculaire, mais sur le terrain c’est tout le contraire. La présence de Brian Flores à la barre de l’équipe semble avoir énergisé l’organisation et, semaine après semaine, elle semble se surpasser. Que ce soit l’attaque, la défense ou les unités spéciales, les Dolphins excellent dans les trois facettes du football. C’est une équipe qui a pris l’identité de son entraîneur chef, soit une équipe agressive au ballon et qui n’a peur de personne. Bref, Flores est l’un des rares disciples de Bill Belichick qui connaît des succès en tant qu’entraîneur chef et, de qu’est qu’on a vu jusqu’à présent, cela devrait durer pour encore bien des années à Miami.

10 – Sean McDermott (Bills)

Fiche en carrière: 36-26 (0.581)

Éliminatoires: 0-2

Les Bills viennent tout juste de gagner leur premier titre de division depuis 1995 et ils doivent un gros Merci à Sean McDermott. Sous ses directives, Josh Allen est devenu un quart arrière de premier plan, la défense est l’une des plus coriaces de la NFL et la Bills Mafia semble être à son apogée. Le natif du Nebraska sait comment motiver ses troupes et il a clairement l’appui des partisans. Comme d’autres bons entraîneurs, il a instaurer une culture gagnante où l’intensité et la résilience sont primordiales. Une culture qui visiblement plaît au publique. La prochaine étape pour McDermott est de se rendre au Super Bowl.

9 – Kyle Shanahan (49ers)

Fiche en carrière: 28-34 (0.462)

Éliminatoires: 2-1

En gagnant l’Ouest de la NFC et en menant les 49ers jusqu’au Super Bowl, le fils du légendaire Mike Shanahan, Kyle a certainement eu son coming-out party en 2019. Le jeune prodige fait partie de la nouvelle génération d’entraîneurs qui pousse les Pete Carroll et les Sean Payton de ce monde à leurs limites. Excellent stratège offensif, Shanahan semble raconter une histoire avec son appellation de jeux. Chaque course, chaque motion, chaque formation appeler au premier quart ne sert qu’à mettre la scène pour un jeu reversé au quatrième quart. Ceci est peut être une légère exagération, mais clairement tout ce que Shanahan fait est intentionnel. En 2020, le natif de Minneapolis dirige probablement l’effectif le plus décimé en mémoire récente. Malgré tout, les 49ers reste une équipe compétitive. L’année prochaine, avec tous leurs joueurs de retour, la troupe de Kyle Shanahan devrait aspirer au Super Bowl.

8 – Sean McVay (Rams)

Fiche en carrière: 42-20 (0.677)

Éliminatoires: 2-2

À seulement 34 ans, Sean McVay est définitivement l’un des meilleurs jeunes entraîneurs de la NFL. Son résumé inclut déjà deux titres de divisions, une participation au Super Bowl et un titre d’entraîneur de l’année, et tout cela en seulement trois saisons. À sa première année à la barre de l’équipe, il a transformé une attaque qui a inscrit le moins de points la saison précédente à celle qui en a marqué le plus. Maintenant à sa quatrième année à Los Angeles, il pourrait encore une fois gagner l’Ouest de la NFC. McVay est donc sans équivoque une force à ne pas sous estimer. Au terme de sa carrière, on pourrait parler de lui comme on le fait pour Bill Belichick présentement.

7 – Mike Vrabel (Titans)

Fiche en carrière: 28-18 (0.609)

Éliminatoires: 2-1

En parlant de Belichick, un de ses anciens joueurs semble l’avoir surpassé pour le titre de l’entraîneur le plus rusé. En effet, Mike Vrabel est devenu un véritable manipulateur des règlements. On peut penser au match éliminatoire face aux Patriots lorsqu’il a réussi à écouler 1 minute et 49 secondes sans même rouler un jeu. Vrabel est non seulement rusé, mais il est également charismatique. Ceci lui permet de se rapprocher de ses joueurs et de les pousser à leur maximum. L’ex-secondeur n’a jamais terminé sous la barre de 0.500 et il est un des meilleurs entraîneurs de 45 ans ou moins.

Leur place est déjà réservée à Canton

6 – Sean Payton (Saints)

Fiche en carrière: 141-81 (0.635)

Éliminatoires: 8-7

En 2006, les Saints ont mis la main sur Drew Brees et Sean Payton. Ceci est venu transformer une organisation qui auparavant baignait dans la médiocrité. En effet, avant leur arrivé, les Saints n’ont participé aux éliminatoires que cinq fois en 38 ans. Depuis, le duo a ajouté neuf participations. Toutefois, ceci n’a culminé qu’à un seul Super Bowl. Oui, ils ont été malchanceux à deux reprises en éliminatoires, mais ils ne sont pas aidés non plus. La gestion du temps et l’utilisation de temps morts sont des faiblesses de Payton qui sont régulièrement exposées en éliminatoires. Lorsqu’un entraîneur chef est jumelé à l’un des meilleurs quart-arrières de tous les temps pour presque 15 ans, on s’attend à plus qu’une bague. Néanmoins, son excellente fiche en saison régulière et sa bague du Super Bowl sont assez pour l’inclure dans cette catégorie.

5 – John Harbaugh (Ravens)

Fiche en carrière: 127-79 (0.617)

Éliminatoires: 10-7

Il est rare qu’une organisation embauche un coordonateur des unités spéciales en tant qu’entraîneur chef, mais 13 ans plus tard, on peut dire que le pari des Ravens a été fructueux. Huit participations en éliminatoires en douze saisons et une victoire au Super Bowl, les équipes de John Harbaugh font constamment partie de l’élite. De plus, sans vouloir manquer de respect envers Joe Flacco, avant l’arrivé de Lamar Jackson, Harbaugh n’a jamais eu un véritable quart-arrière de premier plan à sa disposition. En fait, c’est avec une excellente défensive et du football intelligent que l’aîné des frères Harbaugh a bâti une culture gagnante à Baltimore. Il lui reste toutefois des croûtes à manger avant de devenir le meilleur entraîneur chef du Nord de l’AFC.

4 – Mike Tomlin (Steelers)

Fiche en carrière: 144-77-1 (0.651)

Éliminatoires: 8-7

Bien que les Steelers ont connu des insuccès au cours des trois dernières semaines, Mike Tomlin est définitivement un entraîneur digne du Temple de la Renommée. Maintenant à sa 14e année à la barre de l’équipe, il n’a jamais connu une saison sous la barre des 0.500 ce qui est véritablement incroyable considérant que l’an dernier il a dû déployer la combinaison de Mason Rudolph et de Devlin Hodges derrière le centre. Il a également six titres de division en plus d’une bague du Super Bowl sur son résumé. Toutefois, il n’a pas encore gagné le titre de l’entraîneur de l’année au cours de sa carrière, ce qui pourrait changer cette saison. La ville de Pittsburgh a été choyé au cours de l’Ère Tomlin. La défense a classé parmi le top 5 à neuf reprises, quant à l’attaque elle l’a fait à cinq occasions. Si une chose est certaine dans l’Ouest de la Pennsylvanie, c’est que, tant et aussi longtemps que Mike Tomlin est entraîneur chef, les Steelers ne seront jamais à prendre à la légère.

3 – Pete Carroll (Seahawks)

Fiche en carrière: 143-94-1 (0.603)

Éliminatoires: 11-9

Que ce soit par ses joueurs ou les partisans, Pete Carroll est l’une des personnalités les plus appréciées de la NFL. Mais du charisme seul ne l’a pas propulsé parmi l’élite. En effet, même s’il est le plus vieil entraîneur chef de la NFL, Carroll n’a jamais eu de problème à s’ajuster au football moderne. Le début de son mandat à Seattle fût caractérisé par du football défensif et le Legion of Boom. Mais une fois que son effectif a changé, l’attaque a pris le dessus et l’équipe est devenu l’une des plus explosives du circuit. Il est également un remarquable bâtisseur en s’entourant d’un excellent personnel d’entraîneurs et en apportant des changements rapide quand ca ne fonctionne pas. Tout cela lui a permis de diriger la franchise la plus dominante de la dernière décennie dans la NFC.

Dans une classe à part

2 – Andy Reid (Chiefs)

Fiche en carrière: 220-129-1 (0.630)

Éliminatoires: 15-14

En 2019, Andy Reid a finalement mis la main sur la fameuse bague de champion qui lui échappait depuis le début de sa carrière. Bien que sa carrière fût l’une des plus prolifiques du 21e siècle, ce titre du Super Bowl est venu mettre la cerise sur le sundae. En effet, il a accumulé le sixième plus grand nombres de victoires de l’histoire, un total qui devrait assurément continuer à grimper pour les années à venir. Seulement trois de ses 22 saisons comme entraîneur chef ont terminées sous la barre des 0.500 et il a onze titres de division. De plus, il est probablement le meilleur tacticien offensif des vingt dernières années. Plusieurs attribueront les récents succès des Chiefs à Patrick Mahomes, mais il faut noter qu’Andy Reid a une fiche de 53-27 à Kansas City avant l’arrivé du jeune quart-arrière. Reid est ainsi le seul entraîneur chef qui peut être dans la même discussion que le grand Bill Belichick.

1 – Bill Belichick (Patriots)

Fiche en carrière: 279-135 (0.674)

Éliminatoires: 31-12

Six fois champion du Super Bowl, 17 titres de division, trois fois récipiendaire du trophée de l’entraîneur de l’année et nommé deux fois comme entraîneur de la décennie. Bill Belichick est sans équivoque le meilleur entraîneur de tous les temps. Même cette année, avec près de la moitié de ses joueurs défensifs partants choisissant de ne pas jouer en 2020, sans réel talent à l’attaque et, surtout, sans un quart-arrière crédible derrière le centre, les Patriots pourraient finir avec une fiche de 0.500. À cause de lui, les Patriots sont la quintessence d’une culture gagnante dans le sport professionnel. Le seul exploit qu’il lui reste à accomplir est de devenir l’entraîneur chef ayant accumulé le plus de victoires en saison régulière, soit de 328. S’il demeure à la barre des Patriots pour les cinq prochaines années, il devrait briser le record sans trop de misère. Donc Bill Belichick est classé premier sur cette liste et, pour être franc, il n’a pas de proche deuxième.

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Adam Bell
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