Une culture toxique au sommet de l’organisation des Eagles

Lundi matin, The Athletic a publié un article dévastateur au sujet de l’ambiance tendue créée par la direction des Eagles de Philadelphie. Parlant sous l’anonymat, plusieurs membres de l’organisation ont partagé leur perception des faits. Voici quelques-uns des faits saillants.

Doug Pederson: un perdant quoiqu’il arrive

Que les Eagles gagnent par un touché ou perdent par trois points, toutes décisions prisent par Doug Pederson étaient remises en question par l’organisation. En effet, chaque mardi l’ex-entraîneur-chef était sujet à un interrogatoire devant le propriétaire Jeffrey Lurie et le directeur général Howie Roseman.

Ceci n’est pas le seul exemple d’un manque de confiance envers Pederson. En fait, avant la saison 2017, soit l’année où les Eagles ont été couronnés champions, Lurie aurait eu une rencontre de trois heures avec le coordonnateur défensif de l’époque, Jim Schwartz. Bien que le contenu de cette rencontre n’a jamais été dévoilé, plusieurs membres du personnel d’entraîneurs avaient le sentiment que Lurie tentait de remplacer leur entraîneur-chef. À ce jour, plusieurs sont surpris que Pederson ait survécu la saison et ils lèvent leur chapeau au travail qu’il a accompli. «Le fait que Doug ait connu autant de succès malgré toute la merde qui se passe dans cette organisation, parfois je regarde nos bagues du Super Bowl, et je me dis: ‘Mon Dieu, je ne sais pas comment nous avons accompli cela!’»

Avec le temps, ce véritable manque de confiance a commencé à peser lourd sur les épaules de Pederson. Vers la fin de son mandat, il ne se faisait plus confiance et il prenait des décisions afin de plaire à Lurie, à Roseman et à l’équipe analytique.

Alec Halaby: l’hégémonie de l’analytique

En parlant de l’équipe d’analytique, celle-ci fait énormément parler d’elle dans les couloirs du NovaCare Complex. Ce département de quatre individus mené par Alec Halaby, soit un ami proche du fils de Jeffrey Lurie, a une grande influence sur les dirigeants de l’organisation. Toutefois, ceci a mené à plusieurs conflits avec le personnel d’entraîneurs et celui du dépistage.

En effet, les entraîneurs ne faisaient aucunement confiance à Halaby puisque, selon eux, il venait saboter la perception de leurs bonnes performances. En 2017, les tensions auraient grimpé à un point où Pederson aurait engueulé Halaby à portée de voix du reste bureau.

Quant aux dépisteurs, eux aussi sont irrités de la présence d’Halaby puisqu’ils ont l’impression qu’ils ne peuvent pas accomplir leurs tâches correctement. Au lieu de recruter et d’analyser des joueurs qu’ils trouvent intéressants, le département du dépistage est limité à une liste de joueurs fournie par Halaby. À noter que le chef du département analytique n’a jamais reçu de formation en dépistage. Non seulement qu’ils sont limités dans leurs fonctions, mais quand vient le temps de prendre une décision, leurs recommandations souvent ignorées, comme en 2019 lorsque Lurie a unilatéralement décidé de sélectionner J.J. Arcega-Whiteside au lieu de Parris Campbell.

Howie Roseman: le bras droit du propriétaire

Même si cet article ne fait pas les louanges du propriétaire Jeffrey Lurie, le natif de Boston est généralement décrit comme «une bonne personne qui adore le football et qui veut gagner». Il aurait toutefois une énorme faiblesse: «sa loyauté envers Roseman».

Selon Lurie, il existe quelques éléments clés pour qu’une équipe de football connaisse du succès. Parmi ceux-ci se trouvent un entraîneur-chef dynamique, un quart-arrière de franchise et un dirigeant du personnel innovateur. Donc au terme d’une saison 2020 assez décevante, Lurie est venu à la conclusion que du changement était nécessaire. Ainsi, il a congédié Doug Pederson, échangé Carson Wentz à Indianapolis et … garder Howie Roseman en poste?

Cette loyauté envers Roseman a été bâtie à travers les années. En effet, Lurie est reconnu pour être un fervent amateur de football. Il assiste régulièrement aux pratiques, il est présent aux séances d’évaluation privée et il est souvent sur les lignes de côté lors du Senior Bowl. Ainsi, lorsque Roseman l’invite à partager son opinion et en lui donnant un rôle participatif dans la prise de décision, il s’assure de flatter son patron dans le bon sens du poil. Donc, même si la décision finale n’est pas la bonne, en permettant au propriétaire de vivre son rêve, Roseman réussi à créer de solides liens interpersonnels avec son supérieur, rendant la décision de le laisser partir quasi-impossible.

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Adam Bell
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