Alouettes : les Tiger-Cats ruinent l’ouverture locale

Même s’il régnait une ambiance de fête au Percival-Molson à l’occasion de l’ouverture locale de la saison 2021 des Alouettes, ce sont les partisans des Tiger-Cats d’Hamilton qui ont quitté la montagne la tête haute. Pour une deuxième semaine consécutive, l’attaque des Moineaux n’a pas livré la marchandise, baissant pavillon par la marque de 27-10.

De l’Imprécision et de mauvaises décisions de Vernon Adams Jr., combiné au fait que les receveurs ont, encore, échappé des passes qui leur arrivaient pourtant directement dans les mains, ont causé la perte des Alouettes. Le quart-arrière des montréalais a à peine complété 51,6 % de ses passes une semaine après avoir échoué à atteindre la barre des 50 % à Calgary.

Eugene Lewis a connu une autre soirée difficile. Supposé receveur numéro un de l’équipe, il n’a pas su tirer l’épingle de son jeu sur les quelques longues passes tentées vers lui. Les ballons 50/50, sur lesquels il semblait avoir un avantage en 2019, lui semblent impossible à capter depuis le début de la saison. En voilà un changement majeur par rapport à il y a deux ans.

Si la ligne à l’attaque a pu s’attirer des éloges lors des deux premières rencontres, difficile de faire résonner le même son de cloche cette semaine. Le travail en protection de passe était suffisamment efficace (un seul sac du quart accordé), mais on ne peut pas en dire au tant lorsque venait le temps d’ouvrir des brèches pour le jeu au sol. Le porteur de ballon étoile des Alouettes, William Stanback, a été limité à 40 verges sur 12 portés et n’a jamais été capable de décamper sur plus de neuf verges. Dès qu’il saisissait le ballon, les trous semblaient complètement bouchés devant lui. Levons notre chapeau au travail du front défensif.

Défensive découpée

En Dane Evans, les Alouettes affrontaient un quart-arrière qui n’avait pas obtenu de départ depuis deux ans. Certains ont toutefois eu tendance à oublier qu’il avait mené les Tiger-Cats à une fiche de 9-2 en saison régulière et jusqu’au match de la coupe Grey en 2019. Les 183 verges d’Evans vendredi soir n’ont rien de spectaculaire, sauf que la défensive des Alouettes n’a jamais été en mesure de complètement stopper l’attaque d’Hamilton, particulièrement lorsque le besoin s’est fait ressentir en fin de match.

On peut quant même rendre hommage à la ligne défensive des Moineaux, qui a connu une partie sensationnelle. Un total de six sacs du quart, dont deux par l’ancien du Rouge et Noir d’Ottawa Michael Wakefield. Tyquan Glass, Woody Baron, Nick Usher et le Québécois David Ménard ont complété le boulot. Contrairement au match contre Calgary, Montréal a été en mesure de déranger le quart-arrière adverse, un élément sur lequel il faudra évidemment construire en vue des prochaines rencontres. Les membres de la tertiaire, qui ont connu une soirée difficile, en doivent une à leur collègues sur la ligne de mêlée.

Autre soirée difficile sur les unités spéciales

Que ce soit en raison de l’indiscipline, des bottés de dégagement qui ont mal été jugés à la réception, des bloques qui ne venaient pas ou dans la couverture tout simplement lamentable lors des retours des Tiger-Cats, il m’est impossible d’ignorer la performance des unités spéciales. En fait, alors que les Alouettes étaient toujours dans le coup au quatrième quart, c’est un long retour de Frankie Williams qui est venu fermer les livres. D’ailleurs, ce dernier a accumulé un total de 184 verges sur les différents retours. C’est inacceptable.

Direction Ottawa

Les Alouettes se présenteront donc à Ottawa avec un dossier de 1-2 vendredi prochain avant de profiter de leur deuxième semaine de congé. Le Rouge et Noir (1-1) a beau représenter une proie plutôt faible, ce match a des allures de pièges pour les Moineaux qui ne peuvent pas se permettre de laisser les représentants de la capitale les dépasser au classement et de se creuser un trou derrière ses rivaux d’Hamilton (1-2) et de Toronto (2-1).

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Renaud Bourbonnais
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