Tiger-Cats : Jeremiah Masoli sera le quart-arrière partant

Après près de deux ans d’attente, le football de la LCF sera enfin de retour ce jeudi, alors que les Tiger-Cats d’Hamilton seront à Winnipeg pour y affronter les Blue Bombers de Winnipeg dans une reprise de la grande finale de la coupe Grey de 2019.

Si on sait que les Tiger-Cats présenteront encore une équipe compétitive cette année, on ignorait jusqu’à aujourd’hui qui de Jeremiah Masoli ou Dane Evans allait occuper le poste de quart-arrière partant en début de calendrier. L’entraîneur-chef Orlando Steinauer a mis fin au suspense dimanche après-midi : c’est Masoli qui sera derrière le centre.

Masoli, 32 ans, a eu la chance de se faire valoir pour la première fois en 2016 avant de s’emparer du poste de partant des Tiger-Cats en 2017. En 2018, il a atteint des sommets personnels pour les passes complétées (378), les verges aériennes (5209) et les passes de touché (28). En 2019, sa saison a pris fin après seulement six rencontres en raison d’une déchirure ligamentaire au genou gauche.

C’est d’ailleurs cette blessure qui a ouvert la porte à Dane Evans. L’athlète de 27 ans a pris les commandes de l’attaque d’Hamilton et a remporté neuf de ses onze départs en saison régulière. Il a ensuite disposé des Elks (feu Eskimos) en finale de l’Est avant de baisser pavillon face aux Blue Bombers par la marque de 33-12 en grande finale.

Décision comprenable

Le choix d’Orlando Steinauer est difficilement discutable. Oui, Evans en a donné beaucoup aux Ti-Cats en 2019 et oui, profondément, je suis convaincu qu’il sera un partant dans un avenir rapproché. Or, Masoli n’a jamais réellement perdu son poste. Il roulait à plein régime lorsqu’il est tombé au combat. Ses statistiques sont plus reluisantes que celle d’Evans lorsqu’il est en santé.

C’est une situation qu’on voit fréquemment au football (et dans le sport, en général). En cas de débat, le vétéran obtient souvent le vote de confiance de ses patrons parce qu’il est beaucoup plus facile de le remplacer en cas d’échec. Si Steinauer avait décidé d’envoyer Evans dans la mêlée, il aurait été beaucoup difficile de le remplacer par un Masoli préalablement snobé.

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Renaud Bourbonnais
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